Blood of the Werewolf

ImageAujourd’hui, nous allons rester dans la thématique loup-garou, avec un jeu de plateforme découvert récemment sur Steam, qui était en bêta je pense avant de sortir le 9 mai 2014. Ce jeu se nomme Blood of the Werewolf, ou le Sang du Loup-Garou, pour les franco-français. Comme bien des plateformers à l’ancienne, c’est un jeu nerveux, difficile, avec un scénario minimaliste et des musiques cools. Que du bonheur quoi. Dans Blood of the Werewolf, vous incarnez Selena, une maman plutôt pas contente. En effet, son mari a été sauvagement tué, et son fils enlevé. Elle se lance donc immédiatement à la poursuite de ce dernier à travers une dizaine de niveaux de plus en plus ardus, afin de se venger.

Selena dispose de 2 formes : sa forme humaine, où elle se bat à l’arbalète, et sa forme de loup, qui survient lorsque les rayons de la lune la touchent. Dans cette forme, elle est plus rapide, plus puissante, plus agile, et bien plus féroce. La bonne idée de Blood of the Werewolf, c’est de proposer une alternance régulière entre ces 2 formes. Le joueur n’a pas de contrôle sur la transformation, mais les niveaux sont ainsi faits que l’alternance est fréquente, et qu’aucun ne se fait dans une seule forme. Cela permet de ne pas se lasser, entre autre. C’est aussi parfois frustrant, d’une certaine façon, car certains passages auraient été plus faciles avec le loup, et vice-versa. Mais c’est ce qui crée le challenge et rend la chose intéressante.

La direction artistique est relativement correcte, même si les graphismes ne sont pas à tomber par terre, ils ont un style bien particulier qui colle assez bien à l’ambiance. En effet, Blood of the Werewolf nous place dans un monde quelque peu torturé évoquant de vieux films d’épouvantes lorsqu’on rentre dans un niveau. Par ailleurs la musique, sans être tout à fait transcendante, reste sympa à écouter tout en jouant. Bien que répétitifs, les thèmes accompagnent assez bien le niveau associé. On a parfois des musiques clairement sombres, d’autres un peu plus épiques, des touches d’industrie, par ci par là, une impression d’horreur à cet endroit là, de l’orgue un peu darky ici, etc. J’aurais cependant aimé en avoir de plus pêchues, car la plupart sont assez calmes, ce qui freine un peu le dynamisme.

Durant son parcours Selena devra collecter des babioles qui flottent dans les airs, comme dans 95% des jeux de plateforme. Ici, ce sont des Sigils, qui sont en nombre limités, et ne donnent pas de vie une fois 100 attrapés. On est au contraire dans une optique de collecte, avec un besoin frénétique (chez moi en tout cas), de tous les trouver. Ces Sigils permettent également, après un certain nombre collectés d’augmenter la barre de vie de Selena. Il n’y a pas de vies, ni de « continue », on peut donc recommencer autant de fois que nécessaire. Heureusement en un sens, car certains challenges sont assez ardus, et le nombre de pièges causant la mort instantanée rendraient la chose encore plus hardcore. Hormis les Sigils, Selena peut trouver moult passages secrets, la plupart recelant des améliorations pour l’une ou l’autre de ses formes. A titre d’exemple, il est possible de trouver un double tir pour l’arbalète, une capacité de soin pour le loup, des carreaux enflammés, ou un dash puissant. La quête aux secrets et aux upgrades vient ajouter de la durée de vie au jeu, qui est malheureusement assez courte (une petite dizaine d’heure).

Blood of the Werewolf est également intéressant pour son côté « a l’ancienne », qui plaira aux vieux. On y trouve pas mal de références à bien d’autres jeux vidéo, la plupart anciens, mais pas que (personnellement le nombre de checkpoint – même si je ne m’en plains pas ! – me fait pas mal penser à VVVVVV). L’influence de ces jeux de collecte style Crash Bandicoot, ou Banjo et Kazooie, se fait évidemment sentir. Le côté glauque européen, avec cette musique sombre, et cette plateforme bourrée de monstres du folklore fait indéniablement penser à Castlevania. On combat des fantômes, des squelettes, des zombies qui lancent des haches, etc. Clairement du Castlevania, renforcé par les upgrades, et les ambiances des niveaux. Entre chaque mort, un petit conseil vous est donné. Parfois c’est un vrai conseil, et parfois c’est juste une petite blagounette ou une info. J’ai par exemple pu apprendre que le studio Scientifically Proven, comportait 11 membres. Autrement on peut lire 2 phrases directement tirées de Legend of Zelda : »It’s dangerous to go alone », et « it’s a secret to everybody ». Autre référence, certains passages m’ont clairement fait penser à du Megaman notamment un passage du niveau Quick Man, où il faut descendre le plus rapidement possible sous peine de subir une instant death. Quelques passages avec des chariots peuvent également rappeler Donkey Kong Country. Il y a sans doute d’autres références que je n’ai pas relevé, mais cette petite liste monstre déjà que le studio est potentiellement composé de personnes qui aiment le jeu vidéo dans son entièreté et qui le montrent.

Parfois entre 2 niveaux, il faudra affronter un boss. Ceux-ci sont également tirés du folklore fantastique et de la littérature d’horreur, puisqu’on peut retrouver retrouver Mr. Hyde, Dracula, le monstre de Frankenstein, ou la Momie. Ces boss ne sont toutefois pas si compliqués, (j’ai même pu lire ça et là trop faciles), car ce sont tout bêtement des boss à patterns. Il suffit donc de les connaître et il est possible de les battre sans se faire toucher (en théorie). L’inconvénient avec ce système c’est qu’une fois qu’on a compris comment fonctionne le boss, il devient pratiquement sans intérêt. Pourtant dans Blood of the Werewolf, je n’ai pas vraiment eu cette sensation. Par exemple Dracula fait alterner les phases humaine et loup, ce qui diversifie un peu la chose, et force à s’adapter à ses nouveaux patterns. Cela reste certes répétitif, mais le combat est suffisamment bien dosé pour qu’il reste attrayant.

Finissons cet article en parlant de la rejouabilité, qui est assez grande pour peu qu’on ait le courage de s’y plonger. J’ai déjà parlé du challenge de trouver tous les secrets, upgrades, et Sigils. Chaque niveau possède également un chrono, qui vous indique le temps que vous mettez à le terminer. A la fin, vous avez une note en fonction de ce temps, allant de C à S. Décrocher un S pour chaque niveau, en plus de débloquer des succès, permet de continuer à jouer avec un challenge toujours plus grand. Cela intéressera sans doute les speedrunners. Il y a également deux modes alternatifs, le mode Score Rush, et le mode Endless (Sans fin). En Score Rush, le but est de terminer le niveau avec un maximum de points. Mais vous avez un décompte qui diminue assez rapidement, et il convient donc de faire monter le score pour gagner des secondes supplémentaires. C’est déjà pas simple sur le premier niveau, alors pour la suite… Enfin le mode Sans fin propose une succession de salles de plus en plus ardues, et le but est d’aller le plus loin. Pas simple non plus, mon record est actuellement de 6 ou 7 salles, et les succès défient le joueur d’aller jusqu’à 100 !

Blood of the Werewolf est donc un bon jeu de plateforme avec des inspirations rétro à tendance hard. Du challenge donc, pour les plus courageux. Finir ce jeu à 100% demandera  un investissement assez important, couplé à un certain talent et un gout pour la souffrance (déjà en mode normal c’est chaud !). Le jeu n’est franchement pas cher, et avec les promo Steam, j’ai pu me le procurer pour un tout petit euro. Ce serait dommage de passer à côté si vous êtes en quête de difficultés.

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