Orcs Must Die! ou Dungeon Defenders ?

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Depuis quelque temps, le genre du Tower Defense est parvenu à se diversifier en ajoutant des mécanismes d’autres genres, ou plus simplement des nouveaux gameplays à son principe de base. Pour ceux qui débarquent, le Tower Defense, comme son nom l’indique consiste à défendre une position, un bâtiment, ou sa propre vie, à l’aide de tours. En général celles-ci coutent de l’argent, que l’on obtient en se débarrassant des ennemis qui arrivent pas vagues successives et de plus en plus importantes. Dans bien des TD par ailleurs, le joueur a à sa disposition un panel de tours différentes, certaines se focalisant sur les dégâts, d’autres le ralentissement, et d’autres encore ne peuvent toucher que les ennemis d’un certain type (tels les volants). Les bases et la démocratisation ont été posées avec StarCraft, puis Warcraft III (et oui encore lui). Le TD s’est alors diversifié, au travers de différents thèmes et mécaniques. Or ces dernières années, on peut compter trois titres qui ont fait pas mal parler d’eux par leur diversité et leurs idées. Si Warcraft III a posé les bases, ces jeux les ont magnifiées, et ont commencé à les retravailler en proposant des jeux standalone exclusivement Tower Defense (Warcraft III est a la base un jeu de stratégie, dont les limites ont été repoussées par la créativité des joueurs). C’est ainsi qu’est apparu l’amusant Plants VS Zombies, (qui bénéficie aujourd’hui de différents remakes, et même d’une totale refonte en TPS multi, abandonnant du coup son statut de TD), ainsi que les deux jeux dont nous allons parler aujourd’hui : Orcs Must Die! et Dungeon Defenders. Comparons donc ces deux jeux et voyons lequel correspondra le mieux à votre style.

Voyons d’abord le scénario. Dans Orcs Must Die! vous incarnez le Mage de Guerre, un jeune crétin, apprenti d’un vieux maitre de magie de guerre, qui doit reprendre le flambeau de son mentor trépassé. Il se retrouve rapidement aux prises avec la Sorcière, une ancienne membre de l’Ordre (de magie), qui a basculé du mauvais coté. Pour contrecarrer ses plans, il décide de fermer les failles vers lesquelles se dirigent les orcs, même si cela doit signifier la fin de la magie. Dans Orcs Must Die! 2, la Sorcière se voit trahie par les orcs, qu’elle n’arrive plus a contrôler par sa magie. Elle s’échappe par une faille qui s’est ré-ouverte, et rencontre le Mage de Guerre, avec lequel elle fait équipe pour contenir les vagues d’orcs qui sortent de failles fermées qui se ré-ouvrent mystérieusement. Pour un jeu typé action, on a ici un scénario, qui s’il est simple, trouve tout son intérêt a travers le gameplay. Il faut en effet tout mettre en œuvre pour empêcher les orcs de pénétrer dans les failles. Par ailleurs la coopération entre les 2 protagonistes permet d’apporter l’innovation du 2e opus, à savoir le mode multijoueur.
Le scénario de Dungeon Defenders est beaucoup plus restreint. Dans le monde d’Etheria, de grands héros ont réussi à contenir des vagues de monstres diaboliques, et les ont enfermé dans des cristaux, retrouvant ainsi la paix. Mais un jour, ces héros étant partis à l’aventure, leurs enfants, au cours d’un jeu un peu trop mouvementé dans le château de leurs parents, ont accidentellement ré-ouverts les portails fermés. C’est ainsi qu’ils se retrouvent à combattre les monstres qui arrivent toujours plus nombreux. Un scénario un peu plus bateau, même s’il laisse une place à l’humour (chevalier en caleçon…), et qui sert a mettre en place une situation. Le scénario d’Orc Must Die! est paradoxalement plus poussé (même si ça ne casse pas non plus la baraque), alors même que le jeu est clairement moins posé que Dungeon Defenders. Nous allons justement voir pourquoi.

Il y a deux différences fondamentales entre ces deux jeux, qui se déclinent en plusieurs points. Au niveau du système d’abord, Orcs must die! est axé sur les pièges et non les tours. Ainsi on a des situations et des combinaisons variées, avec des pièges tels que le tremplin qui envoie valser les orcs, les broyeurs, a placer sur les murs, les mares de goudrons pour faire une surface qui ralentira ces peaux vertes, etc. Les pièges peuvent être placés au plafond, contre les murs, et au sol. Vous pouvez aussi invoquer des archers, ou des paladins pour vous protéger. Dans le second opus, vous avez aussi accès à des babioles, qui ont divers effets magiques. Vous pouvez également compter sur vos armes, à distance ou au corps a corps. Tous ces pièges et armes sont notamment là pour compenser le fait que votre personnage n’évolue pas au fil de l’aventure, hormis en débloquant de nouvelles façons de massacrer les orcs. En ce qui concerne Dungeon Defenders, vous n’avez pas du tout le même arsenal. En effet vous invoquez différentes tours, bien moins nombreuses que les pièges d’Orcs Must Die!, qu’il faudra moins placer en masse, mais plus intelligemment. Dungeon Defenders est aussi un TD qui ajoute une grande part de RPG. C’est à dire que votre personnage passe des niveaux, peut augmenter ses statistiques (dégâts infligés, vitesse de déplacement, vitesse d’incantation des tours, etc.), avoir différents objets avec leurs bonus et malus propres, que vous pouvez également améliorer. La puissance de votre personnage jouera donc pour beaucoup dans la défense du cristal que les monstres ne doivent pas détruire. Cette course aux stats sera donc importante, et vous pourrez même farmer les niveaux précédents (soit les recommencer pour gagner encore de l’expérience).

La seconde différence vous l’aurez peut être deviné, est le rythme. Jouer à l’un ou l’autre de ces deux TD n’apportera pas la même expérience. Dungeon Defenders est beaucoup plus stratégique. Vous aurez compris qu’il faut placer les tours intelligemment, en fonction de leurs capacités, et jouer de la puissance de votre personnage. Par ailleurs le jeu est beaucoup plus posé, car une fois que vous êtes venu à bout d’un vague, vous avez tout le temps que vous voulez pour vous préparer, car vous seul pouvez déclencher le début de la nouvelle vague. Par ailleurs dans chaque niveau, vous avez plusieurs coffres fixes que vous pouvez aller ré-ouvrir entre chaque vague. Ces coffres contiennent presque toujours des nouveaux équipements (pas toujours meilleurs que les vôtres cependant), ainsi que du mana. Ce mana tient en quelque sorte lieu de monnaie, et est plutôt limité, bien que renouvelable. C’est lui qui sert à invoquer les tours notamment. Aussi convient-il de tout user avant de lancer la vague, puisque vous en récupérez à la fin de celle-ci. Se promener dans le niveau, gérer les équipements et l’inventaire, améliorer ses objets, invoquer les tours (cela prend plusieurs secondes), prend donc du temps. C’est pour cela que Dungeon Defenders est bien plus lent, et posé que Orcs Must Die!

Justement le rythme de ce jeu est bien plus nerveux et rapide que Dungeon Defenders. Première chose déjà la caméra ! Durant votre première partie, vous aurez sans doute à mettre le défilement de la caméra à la vitesse minimum, et même de cette façon cela reste très rapide. Ensuite comparé à Dungeon Defenders, votre personnage est beaucoup plus rapide aussi bien dans ses déplacements que dans ses attaques, ses sauts, etc. Par ailleurs votre mana se remplit tout seul avec le temps, et ne sert qu’à lancer des sorts et attaques spéciales. Lorsque vous cliquez pour un invoquer un piège, celui-ci apparait instantanément. Idem lorsqu’il s’agit de le revendre. C’est une action rapide, contrairement à Dungeon Defenders qui utilise plusieurs menus pour les mêmes actions. D’ailleurs ces pièges ne peuvent pas se faire attaquer par les ennemis (exceptés les barricades), et ne peuvent donc pas être réparés, ce qui fait un souci de moins à s’occuper. Entre les vagues vous ne disposez en général que d’une dizaine de secondes pour vous préparer (en mode difficile vous n’aurez que 3 petites secondes !). Lorsque les niveaux sont grands, autant dire que c’est parfois un peu court. Dans Orcs Must Die! le système d’amélioration est bien plus rapide et simpliste également, puisque vous gagnez jusqu’à 5 crânes par niveau, qui servent à améliorer non pas votre personnage, mais ses armes et ses pièges. Enfin on peut aussi évoquer le système beaucoup plus typé arcade d’Orc Must Die!. En effet les orcs arrivent en masse, beaucoup plus nombreux que dans Dungeon Defenders. Si vous en tuez plusieurs d’un seul coup, à moins d’une seconde d’intervalle, vous ferez des « Séries Sanglantes », qui viendront améliorer votre score. Par ailleurs si un orc subit plusieurs effets en mourant, vous obtiendrez des « combos », rentrant également dans le score. Ces effets peuvent être poussé, brulé, gelé, ralenti, et broyé en même temps par exemple ! De quoi faire travailler sa créativité.

On l’aura compris, ces deux jeux ne s’adressent pas tout à fait au même type de joueur. Même si n’importe quel amateur de TD devrait passer un bon moment, il y aura ceux qui sont plus axés stratégie, amélioration, réflexion ; et ceux qui préfèreront faire du massacre en masse, de façon rapide et nerveuse, en réfléchissant beaucoup moins (mais il y a tout de même un peu de stratégie dans Orcs Must Die!). Si vous préférez passer plus de temps à peaufiner votre stratégie, penser plus à votre placement, faire des choix d’amélioration, et arriver au bout d’un moment à un personnage très puissant vers la fin de votre partie, dirigez vous plutôt vers Dungeon Defenders. Si en revanche, vous voulez un TD pas prise de tête, à l’action haletante, où les orcs meurent par dizaines, sous les coups de pièges toujours plus vicieux, Orcs Must Die! est fait pour vous. Et évidemment dans le doute, jouez aux deux !

 

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One Response to Orcs Must Die! ou Dungeon Defenders ?

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