Spelunky, Random Hardcore Indiana Jones

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Vous l’avez sans doute compris au travers mon choix de jeux, et thématiques, mais j’aime beaucoup le jeu vidéo pour toute l’originalité dont il est capable de faire preuve. C’est la raison pour laquelle je me tourne très souvent du côté des indépendants (aussi parce qu’ils sont peu chers, c’est vrai). Alors je ne vais pas vous surprendre cette semaine, en parlant d’un autre jeu indépendant qui m’a tapé dans l’œil depuis le début de cette nouvelle année. Il s’agit de Spelunky, un jeu qui a déjà fait pas mal parler de lui, notamment du fait de sa difficulté.

Au niveau des mécaniques qui sous-tendent le gameplay, on est dans l’un de ces jeux que j’apprécie tout particulièrement, à savoir les rogues-like, ces jeux où chaque partie est différente car les niveaux, les récompenses, les pièges, et les ennemis sont générés aléatoirement. A l’instar de Don’t Starve, ou Rogue Legacy, dont j’ai déjà parlé dans des articles précédents, Spelunky propose donc une nouvelle expérience à chaque partie. Ici le scénario tient encore une fois sur un ticket de métro : un explorateur/aventurier explore des grottes à la recherche de trésors. Vous incarnez donc un mini Indiana Jones, avec son chapeau et son fouet (et qui déteste les serpents), à travers différents environnements caverneux.

 Ces environnements se succèdent par ordre de difficultés, mais il ne s’agit pas d’une sorte de monde ouvert comme dans Rogue Legacy. Chaque « monde » comprend ici 4 niveaux qu’il faut terminer pour progresser. D’abord les cavernes, puis la jungle souterraine, puis les grottes de glaces, puis les temples incas, etc. Chacun de ces environnements possède ses propres pièges et ses propres monstres. Par exemple dans les grottes, vous devrez composer avec chauves-souris, squelettes, araignées, et serpents, et vous devrez éviter les pics verticaux (gare à l’empalement), ou les cracheurs de flèches. Dans le monde de la jungle souterraine vous aurez plutôt à faire à des crapauds cracheurs, des abeilles, des singes, ou des sauvages masqués adeptes du boomerang. Côté pièges, il faudra se méfier notamment des pièges tikis, ces totem faisant sortir des pics horizontaux lorsque vous vous en approchez.

 Pour vous aider à tracer votre route, vous pouvez compter sur plusieurs aides. Déjà, vos points de vie. Au nombre de 4 en début de partie (ce qui correspond à 4 coups de monstres), vous pouvez les augmenter en sauvant les demoiselles en détresse perdues dans chaque niveau. Une demoiselle sauvée vous donnera un point de vie supplémentaire pour le prochain niveau. Seulement attention : les pics peuvent vous tuer en un coup, et certains coup vous perdront 2 à 4 points de vie !

La chasse aux trésors sera également d’une grande aide. Lingots d’or et pierres précieuses viendront augmenter votre capital, qui vous permettra d’acheter des objets et des équipements aux marchands. Vous possédez initialement en plus de votre fouet, 4 bombes, et 4 grappins (qui vous permettent de descendre en sécurité, ou d’atteindre des points en hauteurs). Chez les marchands vous pourrez donc vous réapprovisionner. Mais vous pourrez également acheter des gants d’escalade, de la colle pour faire des bombes collantes, des bottes qui permettent d’écraser vos ennemis, ou encore une cape qui ralentira vos chutes. Il y a de nombreux objets à découvrir. Vous aurez aussi parfois accès à un arsenal, allant de la machette au fusil a pompe, en passant par le pistolet à glace, ou le boomerang. Sachez également que si vous n’avez pas assez d’argent, vous pouvez toujours voler les objets qui vous intéressent, en tuant ou non le marchand. Mais gare à vous car pendant tout le reste de votre partie, les marchands de chaque niveau auront mis votre tête à prix (et ils ont tous un fusil à pompe !).

 Parvenu(e) à ce stade de l’article vous avez peut être saisi ce qui caractérisait Spelunky. Ce jeu est dur ! Pour faire simple tout ce que vous pensez qui pourrait arriver de mal, peut arriver. Un objet mal lancé vous retombe dessus ? Vous perdez un ou deux point(s) de vie ! Une chute un peu trop haute ? Encore un point de vie de perdu ! La demoiselle que vous essayiez de sauver s’est pris des coups à cause des monstres ? Pas de chance, elle est morte, vous privant ainsi de votre point de vie supplémentaire. Vous êtes dans un niveau plongé dans le noir, et vous avez perdu votre torche ? Pas de chance parce que vous n’en aurez pas d’autre. Pire encore, celle-ci est tombé dans l’eau ? Elle est évidemment éteinte, et inutile, si ce n’est utilisée comme projectile. Ajoutez à ces exemples des frames d’invulnérabilités (soit la petite période où vous êtes invincible après avoir pris un coup) quasi nulles pour votre personnage, et vous aurez une idée un peu plus précise de la difficulté du jeu. Les ennemis sont nombreux, les pièges parfois vicieusement dissimulés, et les récompenses sont rares. Et pour peu qu’un monstre attaque un marchand, par un phénomène à ce jour inexpliqué par les scientifiques et sociologues du monde entier, c’est votre faute ! Aussi les marchands vous donneront la chasse comme si vous même les aviez attaqués.

 Je serais honnête : je n’ai toujours pas vu la fin de Spelunky. Ce jeu est très difficile, et même si des mécanismes de prudence viennent s’ajouter à votre façon de jouer petit à petit (par exemple, utiliser un projectile pour déclencher les cracheurs de flèches, ou lancer au loin les pots au lieu de les casser directement, car ils peuvent contenir des ennemis), la seule progression sera la vôtre. Contrairement à Rogue Legacy, vous ne gagnez pas de niveau, d’équipements plus puissants, ou de statistiques vous rendant plus résistant. Votre équipement, votre argent et vos points de vie sont perdus une fois que vous êtes mort. Et vous recommencez au premier niveau avec 4 points de vie, 4 bombes et grappins, et aucun équipement. Pour parvenir plus loin dans les niveaux, il faut donc être prudent, faire preuve d’un minimum de talent, notamment pour les esquives de pièges et d’attaques, et ramasser de l’argent pour bien s’équiper, sans pour autant être avide. Bien souvent, courir après un lingot de l’autre coté d’un mur peut s’avérer dangereux. Je ne l’ai pas cité dans les exemples de crasses, mais évidemment vos propres bombes vous explosent à la figure si vous restez à proximité.

 Voila donc ce qu’est Spelunky. Si vous cherchez une expérience qui se renouvelle à chaque partie et qui teste vos nerfs et vos talents, ce jeu est fait pour vous. Mais même sans ça, le jeu reste riche en possibilités, et le mode multi-joueurs, que je n’ai pas pu encore tester, doit grandement faciliter l’exploration de ces dangereuses cavernes. Je ne saurais que trop vous conseiller d’essayer Spelunky, car le jeu en vaut la chandelle (ou la torche).

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