Worms Retrospective

Worms 3D WallpaperA l’occasion du 18e anniversaire de la série Worms, revenons ensemble sur ces jeux excellents où l’on agresse ses amis a coup de bazooka et de moutons ! En 1995, le premier jeu de cette série voyait le jour, sobrement intitulé Worms. Aujourd’hui en 2013, elle est devenue une référence dans le jeu de guerre au tour par tour. Et que les âmes sensibles se rassurent, il n’est pas ici question de violence, de sang, et… de violence ! puisque le principe même de Worms est avant tout le fun. On éclate en s’amusant, on ne garde pas rancune (normalement), et on y revient toujours avec plaisir. Même si tout bon gamer qui se respecte à déjà joué au moins une fois à un jeu Worms, rappelons quand même les fondamentaux. Il s’agit d’un jeu où deux équipes de vers s’affrontent au tour par tour, sur un terrain destructible, au décor souvent farfelu. Les vers ont à leur disposition tout un arsenal allant du classique bazooka, au curieux mouton, en passant par le raid aérien, ou la grenade sainte. Au fil des épisodes, de nouvelles armes et mécaniques de jeux ont été ajoutées, offrant toujours de nouvelles possibilités d’atomiser ses amis !

Bien que le premier épisode apparaisse assez archaïque, sur le plan des graphismes et de l’interface, toute les bases sont déjà présentes ! Le décor destructible, les armes étranges, les noms des vers en général stéréotypés, et surtout le fun ! Je risque de répéter le mot fun un certain nombre de fois mais, il faut bien se rendre compte de ce qu’est Worms, qu’on connaisse la série ou non. Digressons un moment : le jeu Hogs of War ou Les Cochons de Guerre en français, a pu être vu comme un concurrent de la série Worms  à un moment donné. En effet, on contrôlait ici des équipes de cochons, sur le même principe qu’avec Worms. Seulement le fun se basait surtout sur les répliques desdits cochons, et leurs accents, puisque chaque équipe correspondait à un pays, dans une ambiance première guerre mondiale. On avait donc force blagues stéréotypées en général très drôles. Mais autrement c’était à peu près tout. L’argument de la 3D a peut être pu faire de l’ombre à Worms  qui n’en était alors qu’a sa période 2D. Pourtant dans Worms, le fun est réellement omniprésent. Certes il y a les répliques des vers, qui font sourire ou pouffer, alors que les cochons étaient franchement hilarants. Mais il y a également les décors, parfois complètement dingues (s’affronter au milieu d’une maison, et détruire une machine à laver par exemple) ; et surtout les armes. Là ou les Cochons de Guerre offrait un arsenal tout à fait standard, Worms permet de dézinguer ses amis à coup de mouton explosif, terrestre ou volant, de pigeon voyageur, d’Âne de Béton détruisant tout sur son passage, de Sainte Grenade avec un chœur de « Hallelujah », de putois empoisonnant vos ennemis, de grand mère explosive, ou encore de lâché de gros rebondissant sur le terrain et détruisant tout sur son passage !

Peu de temps après vient Worms 2, qui consolidera le premier épisode et annoncera la suite : Worms Armageddon. Avec ces deux jeux, la série est partie pour ne plus changer fondamentalement. L’interface est définie, et les standards des armes sont posés. On découvre entre autres le super mouton, la vieille femme, la grenade sainte, l’âne de béton, et évidemment, l’Armageddon, une pluie de météorites hautement destructrice ! Vient également la possibilité de créer son équipe, de renommer ses vers, et de customiser les parties à outrance, entre choix des armes, nombre de points de vie, possibilité d’avoir des vers immobiles, ou définir le début de la mort subite. Des heures d’amusement en perspective, permises par ces possibilités de personnalisation dans un jeu déjà beaucoup plus complet.

En 2003, la série Worms prend un virage dangereux : le passage à la 3D, avec un premier épisode nommé simplement Worms 3D. Quelques nouvelles armes et objets font leur apparition, comme la bombe nucléaire ou le tremblement de terre. Si l’idée de jouer à Worms en 3D semble bonne sur le papier, une fois en jeu, on déchante assez vite. La troisième dimension rend le jeu beaucoup plus stratégique, notamment sur les tirs, puisqu’il faut maintenant gérer un nouvel axe. De plus la vue à la 3e personne du ver rend parfois difficile l’appréhension du terrain, surtout que la caméra n’est pas des plus ergonomique. La stratégie n’est pas une mauvaise chose, mais quand elle a lieu au détriment du fun, alors même que celui-ci est la marque de fabrique de la série, on comprend que le succès du jeu soit réduit. C’est peut être du à ce jeu, mais Worms a amorcé vers cette époque une petite traversée du désert. Certains jeux étaient hors contexte, comme Worms Blast, qui consistait en un puzzle game de destruction de billes de couleurs, et d’autres sont passés relativement inaperçus, comme Worms : L’odyssée spatiale. Qui plus est la série oscillait entre 2D et 3D, et on s’interrogeait sur le futur de Worms. Avec Worms Forts : Etat de siège, le gameplay s’oriente sur la défense et l’attaque de forts en 3D, à l’aide d’un large panel de nouvelle armes, tel le Trébuchet à élan (l’animal). Mais à l’instar de Worms Blast, le jeu a été jugé assez marginal et a rencontré un succès modéré. Même Worms 4 : Mayhem, et sa suite Worms Ultimate Mayhem, malgré de nouvelles armes comme le sniper et l’hilarant lâché de gros, n’ont su convaincre. La 3D ne semble pas seoir à Worms, et il est possible que les fans se soient désintéressés du jeu, puisque même le retour aux sources avec Worms Reloaded, qui reprend pourtant ce qui fit le succès de Worms Armageddon, est resté un peu effacé.

C’est donc tout récemment que la série Worms a reprit du poil de la bête, avec un titre portant bien son nom : Worms Revolution. Pour commencer, retour à la 2D ! Ou plutôt à la 2,5D c’est à dire des personnages et des décors en 3D, mais avec un rendu 2D. Au niveau des armes on en regrette certaines, mais les principales sont là : mouton, vieille femme, super mouton, bombe banane, sainte grenade, âne de béton, Armageddon, raid aérien, etc. Cependant la Révolution s’opère ailleurs, en 2 temps. Le premier temps est l’intégration de l’eau dynamique, et de plusieurs armes en rapport. Ainsi, s’il y a toujours de l’eau en bas du niveau qui est mortelle, il y a également des zones d’eau traversables par les vers. Si un ver reste dans cette eau, il se noiera peu à peu, cependant. De plus l’eau peut être utilisée pour emporter les vers  dans l’eau en bas du niveau. Pour cela les pistolets à eau, bombes à eau, et lâché de bombes à eau sont de la partie. Un ver peut également utiliser une bonde pour aspirer l’eau sous laquelle il est immergé, par exemple. Le second temps de cette révolution concerne les vers eux-même. En effet, pour la première fois depuis la création de la série, les vers appartiennent à des classes de soldats différentes, ce que Les Cochons de Guerre avaient déjà intégré. Mais au lieu de donner un arsenal différent selon la classe, c’est plutôt sur les capacités que se jouent les différences. Le scientifique possède une grosse tête, et soigne tous les vers de son équipe au début de son tour. De plus les objets « technologiques » comme les poutres ou les tourelles sont plus performants. En revanche il est assez faible. Tout comme l’éclaireur, qui possède en revanche la capacité de se déplacer très vite et de sauter plus haut et plus loin. Le soldat est lui tout à fait équilibré, c’est le même ver que dans les autres jeux. Enfin le malabar est un gros ver, qui est lent et qui ne saute pas très bien. En revanche quand il envoie la pâtée, ça ne rigole pas ! Ses dégâts sont largement supérieurs à ceux des autres vers. Ces classes ouvrent donc un peu plus le jeu à la stratégie, même si le fun n’est cette fois pas délaissé. Worms Revolution est donc une réussite, qui a permit à la série de repartir.

Et la suite ne s’est guère fait attendre puisque moins d’un an après, en août 2013, Worms Clan Wars est sorti. Difficile de se prononcer sur ce dernier épisode. Basiquement, il s’agit d’une sorte de version finalisée de Worms Revolution, qui ajoute de nouvelles armes, des niveaux plus grands, et des mécanismes actionnables dans les niveaux. Tout ce qu’avait apporté Worms Revolution est réutilisé et peut être amélioré. Finalement, en tant que possesseur du Revolution, j’ai l’impression que j’aurais pu attendre pour m’acheter le Clan Wars. Ce genre de situation est assez désagréable, surtout qu’en soit, le Clan Wars semble dispensable à ceux qui ont le Revolution. Bien sûr Clan Wars ajoute des clans, soit des équipes de joueurs, pour les parties en lignes, mais cela ne change pas grand chose. Worms Clan Wars sent bon la version finalisée de Revolution, mais n’ajoute pas grand chose qui mérite le détour si on possède déjà le jeu précédent, puisque l’eau et les classes, ont déjà révolutionné le gameplay. Au final on aurait peut-être préféré un Worms Revolution plus tardif qui intègre ce que Clan Wars avait prévu. C’est un peu dommage, mais qui sait ce que donnera le futur de la série.

Voila donc pour ce tour d’horizon des jeux Worms. Si vous connaissez déjà, et je n’en doute pas, n’hésitez pas à venir enrichir l’article par vos commentaires éclairés. Et si vous ne connaissez pas, lancez vous avec un ami dans un de ces jeux. Vous passerez sans doute un bon moment, puisque vous l’aurez compris, Worms est un jeu dans lequel on s’amuse bien !

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One Response to Worms Retrospective

  1. numenuial dit :

    Aaaaah.. Worms ! Et Les cochons de guerre ! Deux gros jeux à fun qui restent gravés dans ma mémoire !
    Hogs of War avait ceci de cool que la 3D et les armes permettaient un certain sadisme à coups de mines, de baïonnettes, de jets-packs et de napalm. Et comme jeu de type Wormesque il était très fun, malgré les décors indestructibles, et facile à prendre en main.
    Mais Worms… ben c’est Worms quoi. C’est la Sainte Grenade à Main d’Antioche piquée aux Monty Pythons et le Sacré Graal, c’est la grand-mère explosive, c’est le mouton redoutable, c’est tout un tas d’armes stupides et impressionnantes, c’est de la stratégie à plusieurs tours d’avance, c’est un décor qui finit en vrai emmental façon Verdun, c’est la tronche inimitable des Worms, c’est aussi l’épicness des fameuses parties à deux autour du même PC en duel fratricide sentant la sueur, les restes de pizza au chorizo et le biactol ! C’est surtout le jeu le plus délirant de mon adolescence ! Je ne puis que plussoyer avec toi, Worms est un jeu à essayer. Je dirais même que Worms est un incontournable de la culture vidéo-ludique, un classique, une référence, au même titre que les Monty Pythons sont un classique du cinéma : on n’y pense pas de prime abord, mais ceux qui ne connaissent pas ne connaissent pas tant leurs classiques que ça.

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