Bataille dans les collines – Poème épique d’une victoire naine

ImageVous connaissez peut-être le jeu de bataille Warhammer. Si oui vous savez sans doute qu’il est possible grâce à ces petites figurines peintes, de vivre de grandes batailles épiques, aussi bien que de passionnantes escarmouches. Si non, trouvez-vous un ami et lancez vous, c’est plutôt cool.

L’article de cette semaine sera d’une certaine façon consacré à ce jeu « de société ». D’un autre coté il sera également une occasion de vous faire part de mon amour de l’écriture. En effet, il y a maintenant plusieurs mois (au moins un an a vrai dire), nous faisions une partie entre amis. L’un d’eux (le possesseur des figurines) supervisait la partie, tandis que l’autre me servait d’adversaire. J’avais fait ma petite armée de gobelins et d’orcs, et mon adversaire avait pris les nains. Eeeeeet… j’ai pris une sacrée raclée !

Mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier cette partie, et d’en écrire de façon roleplay le déroulement. Ainsi, au travers du point de vue d’un quelconque barde nain, auquel on aurait raconté la bataille, je vous présente ce texte que j’ai écrit il y a maintenant un certain temps, mais que je trouve plutôt pas mal. Il mériterait bien quelques améliorations mais je préfère le laisser tel quel pour l’instant.

Pour situer un peu les choses, le chef de mon armée était un shaman gobelin du nom d’Egam Rarful, et mon adversaire avait choisi de nommer son chef Thorin Ecu de Chêne. On pourrait même, de fait, situer cette bataille dans l’univers de Tolkien. Ou presque, car certains points diffèrent. Comme la magie gobeline, ici la petite Waaagh! (c’est son nom).

D’autres points de gameplay : les peaux vertes (gobelins et orcs) sont soumis au test d’animosité – je devais à chaque tour tirer un dé pour voir s’ils perdaient leur tour à se battre entre eux. Les mineurs nains peuvent apparaitre au bout d’un certain nombre de tours, selon un jet de dé. Le Troll (car j’avais un troll, et mon adversaire un canon), est stupide et peut avancer en ligne droite sans même attaquer. Et d’une façon générale, dites vous que presque tout ce qui est dit, renvoie à un élément du jeu. Sur ce je vous laisse apprécier (ou pas d’ailleurs)

Oyez bien, amis, de cette bataille le récit,
Car aux jeunes transmettre des Peaux-Vertes la haine
Il faut, pour que résonne jusqu’à la Dernière Nuit,
Les exploits des nains de Thorin Ecu-de-Chêne !

Thorin partit avec force braves nains,
Afin de manœuvrer dans les collines,
Mais rapidement, une horde de gobelins,
Se profile dans l’aube cristalline

Surpris par cette armée ordonnée,
Thorin donne l’ordre de se préparer,
On place le canon, on regroupe les guerriers,
Thorin les rejoints, envoie un messager,
Quérir des renforts mineurs, pour leurs pioches acérées,
Alors que s’aligne une troupe d’arquebusiers.

Ces immondes Peaux-vertes s’avancent,
Poussées par la rage, ils gravissent une colline
Quarante lanciers armés, bien en cadence,
Alors qu’une troupe d’araignées de leur pattes fines,
Conduite par des cavaliers au sourire rance,
S’élance vers nos arquebuses en ligne.

Oyez bien, amis, de cette bataille le récit,
Car aux jeunes transmettre des Peaux-Vertes la haine
Il faut, pour que résonne jusqu’à la Dernière Nuit,
Les exploits des nains de Thorin Ecu-de-Chêne !

D’immondes orcs narguent nos guerriers,
En exhibant fièrement leur proie ligotée,
«L’un des nôtres est pris ! » aboie Thorin
«Ne l’abandonnons pas à ce funeste destin !»

Arquebusiers audacieux, visent les cavaliers gobelins,
Mais la distance est trop grande, ils s’en tirent bien !

On arme le canon, et avec un tir bien placé,
On écrase en première ligne un gobelin lancier !

Thorin mène ses hommes, qui montent la colline
Et même surprise par un Troll, la troupe ne se débine !

Nos guerriers ne parviennent point à blesser la bête,
Hormis un, qui se distingue en tête,
De sa hache, il fend du troll le genou,
Qui flanche, mais reste debout.
Thorin le brave monte sur la bête,
Frappe l’épaule de sa hache runique.
Il grimpe et se place debout en une traite,
Lève son arme, et en un coup unique,
Frappe et détache la tête du reste du corps
Qui s’en va rouler au bas de la colline,
Ses guerriers galvanisés l’honorent,
Et ils continuent leur marche assassine !

Oyez bien, amis, de cette bataille le récit,
Car aux jeunes transmettre des Peaux-Vertes la haine
Il faut, pour que résonne jusqu’à la Dernière Nuit,
Les exploits des nains de Thorin Ecu-de-Chêne !

Au loin on distingue enfin l’Ennemi,
C’est le sombre Egam Rarful, le général shaman
Il lève son idole, prépare sa sombre magie,
Mais rien ne se passe encore, calmes sont les arcanes

Les orcs assoiffés de sang avancent surement
Vers notre canon pointé sur les lanciers
Les araignées avancent encore prestement
Se mettant à portée de nos arquebusiers.

Les gobelins avancent toujours, leurs yeux brillent,
Ils veulent en découdre, leurs lancent scintillent,
Un nouveau tir de canon vient enfoncer leurs lignes,
La victoire sera nôtre, c’est un signe !

Les cavaliers gobelins se querellent, désordonnés,
C’est une opportunité pour nos arquebusiers,
Qui éprouvent leurs rangs, en tuent quelques uns,
Tandis que progressent Thorin et ses guerriers nains.

Oyez bien, amis, de cette bataille le récit,
Car aux jeunes transmettre des Peaux-Vertes la haine
Il faut, pour que résonne jusqu’à la Dernière Nuit,
Les exploits des nains de Thorin Ecu-de-Chêne !

Nos arquebusiers déciment les araignées,
Encore en querelle qui leur fut fatale,
Seul leur chef demeure, et fuie à l’opposé,
Alors que nos mineurs sont arrivés en aval.

Egam Rarful le fourbe invoque le Pied de Gork,
Et ce pied éthéré écrase trois de nos guerriers,
Puis le canon s’attaque à ces sales orcs,
Pendant que Thorin se prépare à une charge des lanciers.

Puis le shaman recommence sa vile magie,
Il lance un sort de Coup d’Boule, mais c’est un fiasco
Thorin subit l’attaque, souffre, mais sourit,
Car le mage à déclenché des forces d’un autre niveau
L’énergie astrale l’entoure, il ne peut la maitriser !
Les forces de la petite WAAAGH ! commencent sur lui à exploser !
Il souffre, et décide pour l’instant de se calmer,
Attendant de voir ce que donne la charge des lanciers.

Ecu-de-Chêne défie le chef de la troupe de puants,
Qui décide de répondre à l’appel du général,
Mais il n’a pas le temps de faire le grand,
Que Thorin lui donne déjà un coup fatal !
Le chef cavalier, ce lâche, profite de la mêlée,
Il s’immisce et attaque les flancs,
Mais nos guerriers ripostent, forcenés,
Et mettent à bas ce duo malodorant !

Puis nos guerriers essuient quelques pertes
Car les lanciers sont nombreux et enragés,
Mais ils détestent tant ces vils Peaux-Vertes,
Que plus fort encore ils frappent de leurs haches acérées !

Oyez bien, amis, de cette bataille le récit,
Car aux jeunes transmettre des Peaux-Vertes la haine
Il faut, pour que résonne jusqu’à la Dernière Nuit,
Les exploits des nains de Thorin Ecu-de-Chêne !

Couards, lâches, vils, escrocs, et surtout fuyards,
La horde se carapate dans la panique générale,
Certains meurent dans la fuite, et les rangs épars,
Retournent sur leurs pas, pour fuir notre terrible général.

C’est alors que les nains de Thorin, tout à leur succès,
Partent en fou rire, en regardant vers l’Est,
En voyant la horde fuir, et de lui si près,
Egam Rarful le couard, s’enfuit leste et preste !

La victoire continue de se profiler alors que les Orcs usés,
Par le canon déjà constamment agressés,
Essuient encore les tirs de nos arquebusiers,
A quatre, toujours vaillants, force est de constater,
Ils détruisent la machine, tuent l’un des servants,
Les deux autres s’enfuient alors, bien rapidement,
Poursuivis par le quatuor malodorant,
Qui les rattrapent hélas, et les envoient au firmament.

Les guerriers de Thorin, plein d’adrénaline,
Poursuivent les gobelins, sur un flanc de colline.
La hache runique du général victorieux,
Tranche, taille, et coupe dans la masse des affreux !

Thorin, adulé par ses troupes, se place en haut de la colline,
Et envoie ses guerriers libérer le prisonnier.
On lui donne une armure, et une lance gobeline,
Les regards de tous se portent vers les Orcs rescapés.

Ces derniers, ne pouvant faire face à l’armée naine,
Se concertent puis fuient à travers les plaines.

Ainsi triomphe Thorin Ecu-de-Chêne,
Ainsi triomphe la glorieuse armée naine.
Chantons mes frères, et buvons à leur victoire !
Car leurs exploits doivent rester dans les mémoires !

Oyez bien, amis, de cette bataille le récit,
Car aux jeunes transmettre des Peaux-Vertes la haine
Il faut, pour que résonne jusqu’à la Dernière Nuit,
Les exploits des nains de Thorin Ecu-de-Chêne !

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4 Responses to Bataille dans les collines – Poème épique d’une victoire naine

  1. numenuial dit :

    Oui, buvons à la victoire des Nains de Thorïn Oakenshield ! Les esclaves du mal ne passeront pas !

    Et comme on dit dans un autre univers… : « Alors vive la bière, boisson de lumière, qui nous éclaire, nous libère quand on part en guerre ! Cinquante tonneaux ne seront pas de trop ! les Nains boivent plus que des chameaux ! »

    Les Nains, dans quelque univers que ce soit, sont vraiment badass !

    Barûk Khâzâd !

    • Je suis bien d’accord avec toi ! x) Sauf peut-être dans Naheulbeuk, où ils sont moins badass que vénaux et chiant pour les autres (mais c’est surement les plus marrant aussi)

      • numenuial dit :

        Par contre, je ne suis pas un spécialiste de Warhammer, mais le nom Thorïn Ecu-de-chêne fait plutôt référence au Hobbit de Tolkien… A moins que Tolkien soit allé dans le futur avec sa fameuse Mini à 2.21 Gigowatts et ait trouvé le nom de Thorïn Ecu-de-chêne dans ton article, bien sûr. x)
        Mais dans ce cas… Qui a inventé le nom de Thorïn Ecu-de-chêne ? Argh paradoxe ! Division par zéro ! Au fou !

      • Si, si Thorin fait référence à Tolkien. C’est une sorte d’anachronisme crée par mon ami qui jouait les nains. Je verrais ca comme un hommage ! Ne t’inquiète pas, je ne crois pas que Tolkien ait voyagé dans le temps ^^

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